En plus de nuire à la santé et à l’environnement, les pesticides seraient moins efficace pour protéger les cultures. En effet selon une dernière étude de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et de l’université de Rennes, les cultures tomberaient moins malades sans les pesticides censés les protéger. Une nouvelle révélation qui s’ajouter aux nombreuses précédentes.

Jusqu’alors, la société s’accommodait des risques des pesticides au prétexte qu’ils permettaient de protéger nos cultures et donc, de garantir une alimentation pour tous. Seulement voilà, désormais, même cet argument semble s’effondrer. C’est du moins ce que nous apprend un article de la revue Nature Substainability dont le site Novethic se fait l’écho, en citant notamment cette conclusion de l’Inra :

« En utilisant deux méta-analyses distinctes, nous démontrons que par rapport aux systèmes de cultures conventionnels, l’agriculture biologique favorise la lutte antiparasitaire. »

Cette étude démontre que nous lutterions mieux contre les parasites en se passant des produits chimiques censés lutter contre les parasites. Un argument de plus pour lutter contre l’utilisation de ces produits chimiques.

« Les systèmes deculture conduits en agriculture biologique subissent des niveaux d’infestationpar des agents pathogènes plus faibles que ceux conduits en agricultureconventionnelle. »

(On entend par agents pathogènes des bioagresseurs de typeschampignons et bactéries.)

Et si les plantes adventices(mauvaises herbes) sont plus présentes en bio que dans le conventionnel, celane doit pas être perçu comme un point négatif, ces adventices permettant, selonces chercheurs, de « mieuxlutter contre les maladies et les ravageurs » (insectes et acariens). Résultat : lebio ne serait pas plus victime des ravageurs que l’agriculture conventionnellegrâce à ces herbes dites mauvaises mais, heureusement, épargnées par l’absencede pesticides.

Ces conclusions, commele souligne l’étude, « ouvrent des perspectives d’intérêt pour réduirel’utilisation de fongicides ou d’insecticides de synthèse sans pour autantaugmenter les niveaux d’infestation des pathogènes et des ravageurs. »

Voilà qui ne laisse plus beaucoup d’arguments aux défenseurs du tout pesticide. Pourvu que ces révélations donnent un nouveau gros coup de pouce à une agriculture bio déjà en plein essor et pourvu qu’elles incitent nos politiques à légiférer en faveur d’un abandon rapide des pesticides.

En attendant, le réseau de membres www.mon-voisin-jardinier.fr permet de trouver des légumes cultivés sans pesticides par un jardinier près de chez vous. Ou de cultiver pour un locavore près de chez vous. Un projet porté sur des valeurs de partage et écologique.


1 commentaire

Finissez-en avec les fruits et légumes fades et dopés aux pesticides · 25 janvier 2019 à 1 h 50 min

[…] une étude menée par l’ONG Générations futurs 89% des raisins non-bio qu’on trouve dans le commerce contiennent des résidus de […]

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